• Hommage à BELTZA

    Beltza
    J'ai trouvé Beltza en mars 2009 en emménageant dans ma nouvelle maison. Il était maigre, plein de cicatrices et d'abcés, les oreilles dechiquetées, mais surtout la moitié de son corps était complètement pelé et sanguinolent à cause d'une allergie aux piqûres de puces jamais traitée. Il passait tout son temps à se gratter et à arracher ses croûtes, qui ne guérissaient jamais. Même dans cet état, il ne voulait qu'une seule chose des caresses et s'agrippait à mes jambes pour que je ne me lève pas à la fin d'un calin. Il me tenait par le cou car il adorait plus que tout qu'on le porte, ce qui est assez rare chez les chats, surtout chez ceux qui ont vécu dehors sans contact physique avec des humains depuis des années.

    Il a fallu un long traitement de cortisone pour venir à bout de son allergie. Et en attendant, des visites successives chez le vétérinaire ont été nécessaires pour soigner ses abcès. Je me suis dit qu'il allait filer de suite en le ramenant dans le quartier suite aux soins pour ses plaies. Eh bien tout le contraire ! Il s'est couché sur le balcon tranquillement et il n'a JAMAIS plus quitté les lieux ! Incroyable : au lieu de m'en vouloir, c'est comme s'il se sentait enfin chez lui et qu'il me remerciait de m'occuper de lui !

    La castration lui a été salutaire : plus de bagarres, plus de disparition, un poil brillant et 2 kg de pris, lui qui était si maigre ! Je l'ai plus tard fait tatouer à mon nom et fait vacciner. En attendant, il continuait sa vie de chat des rues. Mais depuis sa stérilisation, il n'a jamais plus manqué un seul repas (il mangeait 3 fois par jour) et n'a jamais plus passé une nuit ailleurs !

    Une boule est apparue dans son cou. Ca ne le gênait pas, elle ne grossissait pas. Jusqu'au jour où il a eu du mal à manger sa gamelle, lui qui l'engloutissait si rapidement avant. Visite immédiate chez le vétérinaire qui a programmé une opération faute de parvenir à faire réduire la tumeur par un simple traitement. Une fois endormi dans la salle d'opération, la tumeur s'est avérée bien trop développée pour pouvoir être enlevée sans effets néfastes sur la vie de Beltza. D'un commun accord avec la vé térinaire, j'ai dû me résoudre à ne pas le faire réveiller.

    Ca a été difficile parce que je m'attendais pas à un tel dénouement le matin en l'amenant et je ne lui ai pas dit au revoir comme j'aurais voulu. Mon dernier souvenir de lui aura été de le laisser sur la table, prostré, à me regarder avec ses gros yeux effrayés. Je lui ai bien fait des bises mais j'ai dû le laisser seul. J'ai bien vu qu'il avait peur ; en plus comme je pleurais, ça n'arrangeait rien.

    Je suis retournée chercher son corps pour l'enterrer dans le jardin de mon grand-père à Arcachon. Mon seul réconfort est d'avoir acheté cette maison-là, et d'avoir ainsi pu rencontrer mon matou. J'avais toujours voulu avoir un matou noir (comme mon premier chat quand j'étais petite).

    Maria, octobre 2012

  • Commentaires

    1
    spokinou
    Mardi 27 Novembre 2012 à 13:25
    aucun mot ne pourrait vous consoler, surtout de la part d'une étrangère, simplement je viens de lire votre hommage à votre minou et je pense très fort à vous

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