• Des chats errants envahissants
    L'École du chat lutte contre la prolifération des chats errants.


    chat errant















    La stérilisation des chats permet de contenir leur population.


    L'École du chat de Bordeaux, association reconnue d'intérêt général, installée à Talence, qui milite pour la stérilisation des chats errants, lance un appel. « L'importance de la population des chats errants est méconnue du grand public tant ils ont une propension, par instinct de survie, à vivre cachés le jour pour sortir la nuit. Toute personne nourrissant une chatte errante verra naître une portée de chatons et ceux qui parviendront à survivre se reproduiront à leur tour. Ils finiront ainsi par constituer un groupe important et le quartier sera envahi. »

    Briser le cercle infernal

    « Pour briser ce cercle infernal, la seule solution efficace et humaine est la stérilisation. Une chatte peut connaître ses premières chaleurs dès l'âge de 5 ou 6 mois. Même la plus sauvage peut être capturée à l'aide d'une cage piège et même gestante être stérilisée. Or, il naît beaucoup plus de chatons qu'il n'existe de possibilités d'adoption. Pour tenter d'enrayer ce phénomène, l'association aide à faire stériliser les chats errants avec l'aide de vétérinaires partenaires de l'association, faisant preuve ainsi d'une réelle efficacité dans la lutte contre la reproduction anarchique, son premier combat. Mais faute de moyens, elle ne peut gérer tous les problèmes de chats errants sur la Communauté urbaine de Bordeaux et ne souhaite qu'une chose, aider à la création d'autres associations prêtes à mener le même combat », expliquent Nicole Lopes et Jacqueline Vives.

    L'association peut recueillir certains chats sociables avec l'intention de les faire adopter via le site Internet, visibles dans leurs familles d'accueil ainsi que lors des journées d'adoption qui sont organisées le deuxième samedi de chaque mois. L'association est par ailleurs en constante recherche de bénévoles. Le local, situé dans le quartier de Raba, à côté des jardins familiaux, est ouvert les mardis et samedis, de 16 heures à 19 heures.

    Renseignements stérilisations : 06 82 00 91 41. Renseignements adoptions : 06 08 60 62 71.
    Site Internet : www.ecole-du-chat-bordeaux.com


    http://www.sudouest.fr/2012/02/21/des-chats-errants-envahissants-639228-3200.phphttp://www.sudouest.fr/2012/02/21/des-chats-errants-envahissants-639228-3200.php http://www.sudouest.fr/2012/02/21/des-chats-errants-envahissants-639228-3200.php


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  • chatte sacre coeurVoici des nouvelles de la petite chatte trois couleur (tigrée gris, roux et blanc) errante du côté du Sacré Cœur près de la gare Saint-Jean à Bordeaux. 

    Cela fait maintenant 15 jours que la minette a été stérilisée et tatouée d'un grand S dans son oreille droite. Elle était très craintive et apeurée vis à vis de l'humain, cela va beaucoup mieux maintenant. Elle est propre et a bon appétit. Elle est attachante, futée et commence à ne plus trop sortir les griffes même lorsqu'elle joue.

    Son seul gros souci, c'est ma chatte Dakota avec laquelle aucune entente n'a pu être possible jusqu'à présent. C'est dommage ! Elle semble très agressive vis à vis de ses congénères à moins que ce soit Dakota, je ne sais pas trop sur qui faire porter la faute. Je joins à ce petit mot une photo qui ne lui rend pas trop hommage : elle est encore plus mignonne et expressive en personne. Elle n'a pas voulu ouvrir ses grands yeux, la coquine, ils sont verts...

    Je vous souhaite à tous de bonnes fêtes de fin d'année.


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  • L'Ecole du Chat de Bordeaux est à l'honneur dans le magazine Talence Cité Mag du mois de novembre 2011. Intitulé "Pour l'amour des chats", l'article affiche une belle photo de Carine, Yilun et Nicole B. tout sourire entourant Nicole L., imperturbable malgré la petite boule craquante grimpant sur sa tête ! Nous remercions chaleureusement la rédaction de ce petit coup de pub même si nous regrettons un peu que le message ressortant de l'article est que l'association semblerait récupérer tout chat errant pour le placer à tout prix, ce qui est bien entendu inexact !

    http://www.talence.fr/uploads/tx_anetbasedoc/cite_mag_n8.pdf 

     

    article talence mag_novembre 2011
     
    Cliquez sur la photo pour agrandir l'article

     cou


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  • Depuis une dizaine d'années, l'Ecole du Chat s'occupe d’un groupe de chats, qui a évolué au fil des années, sur un site près de la voie ferrée à Bordeaux. Dans ce parking et ce bois immense, vivent actuellement sept chats stérilisés, surveillés et nourris régulièrement par Maria. Au gré des rencontres, elle leur a donné des petits noms, en fonction de leur comportement, de leur robe, de son inspiration : Croquinet le jeune noir et blanc arrivé en dernier, Bandit roux et blanc le solitaire, Griset chartreux tatoué mais dont il est impossible de lire le tatouage, Roudoudou qui l'observe juché sur une branche, Filou roux et blanc avec une tâche sur le nez et Bouffe-rouille, au nom évocateur, mâle castré très, très gourmand... Mais le chef incontesté c'est Titou, le « prince noir ».

    Titou s'approche au bruit de la voiture ou au sifflet, Titou mange la pâtée avant tout le monde et laisse royalement quelques restes pour les autres quand, enfin, il est rassasié, Titou ne supporte pas qu'un autre chat s'approche de SA nourrisseuse et certains en ont fait les frais ! Mais pas question d'être attrapé et caressé, il règne de loin ! Auparavant, parmi les chats qui se sont succédés sur ce site, trois ont pu être sociabilisés : Valentine, dont les adoptants très dynamiques sont devenus bénévoles, Doowap, le beau chat blanc, et une femelle tigrée et blanche, déjà stérilisée mais dont on n’a pas retrouvé les propriétaires.

     Et un jour, une belle chatte noire et blanche, d'environ un an, gentille et affamée, s'approcha au bord du chemin. Elle n'avait ni tatouage, ni collier. Après avoir mis des affichettes dans les bâtiments aux alentours et s'être renseignée auprès des habitants (une dame lui dit même avoir ouvert à cette minette, il y avait à peu près un mois alors qu'elle était enfermée dans une cave et hurlait). Maria, avec l'accord des membres du bureau, décida de la ramener à l'association et de la faire stériliser. 

    Heureux épilogue, un beau jour de novembre, la jolie frimousse de Guapita a ému des adoptants et, elle aussi, a trouvé SA famille. Cette histoire montre l’importance pour les personnes qui nourrissent un groupe de chats stérilisés à être attentifs à l’arrivée d’un nouveau chat, qui pourrait rapidement agrandir le groupe et semer la zizanie sans notre intervention !

    Merci à Nicole B. de s'être occupée du nourrissage de ce groupe pendant de longues années !

    chats maria

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  • florrieCet été, nos bénévoles sont intervenus au Castorama de Mérignac où vivait un groupe de chats bien maigres se nourrissant dans les poubelles du restaurant d’en face. Parmi eux, Florrie, mère d’une portée de jeunes chatons. Ceux-ci ont été trouvés à l’intérieur même du magasin, dans des cartons tout en haut d’étagères. 

    Pour avoir déjà été confrontés au problème terrible que posent ce genre de couches bien trop hautes pour des chatons commençant à marcher et ne réalisant pas le danger, nous avons dû agir rapidement : il a fallu déplacer ces chatons non sevrés et trop petits pour être adoptés. Florrie quant à elle, en bonne mère, s'est révélée difficile à capturer car très méfiante. Finalement, les petits ont fini leur sevrage auprès de leur mère à l’abri chez Chantal, famille d’accueil pour l’Ecole du Chat. Celle-ci raconte :

    « Après quelques semaines aux côtés de Florrie pour l’aider à élever ses petits bouchons, j'ai dû me résigner : contrairement à ses chatons, elle ne pourrait pas être mise à l'adoption. Même si elle me laissait toucher ses bébés sans jamais montrer le moindre signe d'agressivité, il n'était pas question pour moi de pouvoir la toucher sans qu'elle ne saute au plafond, littéralement ! Pourtant, la relâcher sur le parking du centre commercial d'où elle venait me semblait un cruel destin. Alors je lui ai offert mon jardin et ma protection. 

    Aujourd’hui, la période d’adaptation à sa nouvelle vie passée, elle fait de longues siestes sous mes arbustes et se poste à 2 mètres de moi dans le potager pendant que je désherbe. Elle n'hésite même plus à venir me relancer le soir sur la terrasse si jamais "j’oublie" de lui donner un petit supplément de croquettes dans sa gamelle en libre service. Quand je l’appelle, elle arrive dans les 5 minutes même si elle garde encore ses distances. Elle est vraiment trop mignonne et elle a complètement perdu son regard apeuré de chat sauvage.

    Petite anecdote : elle adore un petit bout de jambon de temps en temps ainsi que les gâteries comme la pâtee ou le thon. Mais par contre, surtout pas de sardines ! Ca doit lui rappeler Nicole et son trappage ! »


    Que chacun se rassure, le reste du groupe aujourd’hui stérilisé se porte bien et a de suite retrouvé ses marques près du centre commercial. Un grand merci à Stéphane qui va les nourrir régulièrement !


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  • ... sont comme des coqs en pâte dans ce domaine protégé grâce aux bons soins de leurs protecteurs !

    cabane

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  • lycee hotelier juillet 2011Par Aliénor

    « V
    endredi 1er juillet, Mathilde, bénévole à l'association, reçoit l'appel d'Emmanuel, l'un de nos sympathisants. Travaillant au lycée hôtelier de Talence, il vient de remarquer deux chatons et leur mère, dans un patio fermé. Mathilde se rend sur place, accompagnée par Aliénor, une autre bénévole.

    A leur arrivée, il y a effectivement un chaton noir et un chaton gris âgés d'environ 3 mois, et une chatte adulte tigrée. A la demande d'Emmanuel, la porte du patio est exceptionnellement ouverte. Sans surprise, les chatons et leur mère s'enfuient quand les bénévoles entrent. Il apparait vite que les chats entrent et sortent par un vide sanitaire passant sous les bâtiments, endroit totalement inaccessible aux humains.

    Mathilde et Aliénor vont ensuite interroger certains membres du personnel. La chatte passe régulièrement dans le lycée depuis des années et n'en est pas à sa première portée. Une dame évoque même un chat noir, né au sein du lycée, se promenant de temps à autre.

    Une fois l'accord du Bureau de l'association reçu, il faut agir très rapidement car le lycée ferme ses portes le 13 juillet. Le lundi, à l'arrivée de Mathilde et Aliénor, aucun chat ne se trouve dans le patio. Une cage trappe est mise en place, sans actionner le système, afin d'habituer la mère à manger à l'intérieur. Le lendemain, la nourriture placée à l'intérieur de la cage a disparu. Cette fois, le système est enclenché pour de bon. Le mercredi, rien dans la trappe. Des cages spéciales chatons sont également mises en route. 

    Le lendemain matin, toutes les cages sont fermées. Deux cages chatons sont pleines, mais la cage adulte est vide. La mère a vraisemblablement réussi à soulever la trappe dont le système de sécurité fonctionne mal et s'est échappée. Déception pour nos bénévoles qui s'empressent d'aller chercher une autre cage trappe et la mettent en route dans le patio. La crainte étant que la minette risque ne pas se laisser piéger une deuxième fois. Pourtant, l'après-midi même, une bonne nouvelle attend Mathilde venue vérifier les cages trappe : la mère des chatons ne s'est finalement pas méfiée et est enfin attrapée.

    Mathilde récupère toute la petite famille à son domicile : la maman, le temps de la faire stériliser, et les chatons, le temps de les placer. La mère rejette immédiatement ses chatons, mais à notre grande surprise, s'avère câline ! Après concertation, il est finalement décidé de garder Elodie et de la proposer à l'adoption. Elle vient de trouver sa famille ! Les chatons Genève et Glasgow, craintifs, ont eu besoin de quelques jours pour prendre confiance puis ont été adoptés quelques semaines plus tard. »

    Mathilde et Aliénor tiennent à remercier Emmanuel pour son aide, ainsi que le personnel du lycée qui s'est montré très coopératif et concerné. Une histoire qui se termine bien en somme, grâce à toutes les bonnes volontés.


    Photo :
    en haut à gauche : Elodie et ses chatons
    en haut à droite : Elodie lors de sa capture
    en bas à gauche : Genève

    en bas à droite : Glasgow


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  • coucounetPar Maria...

    « Coucounet est né il y a 2 ans entre la Garonne et la fin de la rocade, en face du conservatoire de Bordeaux. Un monsieur qui s'appelle Bernard et qui nourrissait sa mère, les a vu apparaître un soir, lui et ses 5 frères et sœurs, alors qu'ils n'avaient pas plus de 2 mois. Bernard s'est donc mis à nourrir toute la famille, bien qu'il ne parvienne jamais à en carresser aucun. Les petits ont grandi, certains ont disparu et la maman est partie. Au bout d'une dizaine de mois ne restaient plus que 3 chats, devenus adultes, auxquels Bernard, qui étaient malheureusement sans domicile fixe et qui dormait sous le pont St Jean, s'est attaché. Il leur a donc donné un nom : Beauty pour la femelle écaille de tortue, Coyotte pour le mâle gris, et Coucounet pour le mâle noir et blanc.

    Au printemps suivant, Beauty a mis bas et quelques semaines plus tard, c'est 4 chatons roux qu'elle a amené aux gamelles près du sac de couchage de Bernard. Il s'est alors rendu compte qu'il fallait agir s'il ne voulait pas avoir à nourrir bientôt une trentaine de chats errants. C'est à ce moment-là que Bernard a contacté l'Ecole du Chat. Maria, l'une de nos bénévoles, s'est déplacée pour évaluer la situation. Il ne restait que 2 chatons roux, les autres ayant déjà disparu. Elle a donc posé des cages pour essayer dans un premier temps d'attraper la mère, de nouveau pleine, et les petits. Mais Beauty s'est révélée très maline, et malgré les multiples tentatives, impossible de la faire entrer dans la trappe. Un des 2 chatons a été pris assez rapidement. Malheureusement, il est mort quelques jours plus tard du typhus. Branle-bas de combat : les captures furent mises en attente le temps d'écarter tout risque de contamination par le typhus pour d'autres chats de l'association.

    Trois mois plus tard, Maria a trappé le second chaton, Nono, en pleine santé, qui avait bien grandi, et que Bernard avait socialisé. Il a été adopté par une famille qui en est très contente. Puis Beauty a mis-bas, et c'est 3 chatons de plus, tous noirs cette fois, qu'elle a récupéré. Toutefois, impossible d'avoir la mère, jusqu'au jour où elle s'est laissée enfermée par des ouvriers dans le transformateur EDF, sous lequel elle avait fait ses derniers petits. Entre-temps, le sol avait été entièrement goudronné, et la chatte ne pouvait plus sortir. Bernard la cherchait et l'a localisée, attiré pas des miaulements de détresse. Il a fallu beaucoup d'entêtement et de nombreux coups de fil à EDF de ce brave homme et de Maria pour qu'enfin, après 4 jours d'attente, les dépanneurs daignent leur ouvrir la porte pour qu'ils puissent placer une cage. Beauty, effrayée, s'était engouffrée dans un tuyau d'où on ne pouvait la sortir. Quel soulagement quand le lendemain, au retour du dépanneur, on la découvrit dans la trappe ! Il fût ensuite décidé, pour sa sécurité, de la transférer dans un site à la campagne, où une dame nourrit des chats libres "sauvages" de l'association.

     
    A partir de ce moment-là, Coucounet s'est retrouvé tout seul, sans sa famille. Bernard continuait à s'en occuper, mais n'arrivait toujours pas à l'approcher à plus d'un mètre. Aucune aggressivité de sa part, seulement une grande crainte, et aussi de la tristesse, lui qui avait toujours vécu au milieu de ses frères et soeurs, puis des chatons dont il s'occupait très bien. Coyotte, gros matou bagarreur, ne venait plus que très rarement à la gamelle, puis ne vint plus du tout. Enfin, Bernard trouva un logement. Il était ravi, car les nuits sont bien froides l'hiver dehors, mais en même temps, il était triste de laisser Coucounet seul. Maria essaya encore de l'attraper, sans résultat. Bernard revenait nourrir Coucounet, mais ne le voyait plus. Et d'un coup, les gamelles ne se vidaient plus : Coucounet avait disparu. Mais Bernard n'abandonna pas. Il revenait sans cesse le soir, l'appellait, remplissait des gamelles qui étaient mangées par les pigeons ou les rats, fouillait les alentours, questionnait les nouveaux venus...
     
    Un mois plus tard, il l'aperçut enfin de l'autre côté de la rocade, en train de fouiller une poubelle. Le pauvre Coucounet, tout grassouillet auparavant, était très maigre et tout sale, il avait dû traverser, effrayé par les nouveaux arrivants et leurs chiens, sans oser revenir manger. Il faut dire qu'aux beaux jours, beaucoup de nouvelles tentes se plantent en bord de Garonne, là où personne n'est dérangé par la vue de la misère humaine, cachées derrière un long et haut mur. Bernard reprit espoir. Un copain à lui, Domingo, qui vivait un peu plus loin dans une tente, attira Coucounet avec de la nourriture, et notre bénévole posa une nouvelle fois une cage. Bernard resta 3 nuits dormir là, pour essayer de l'avoir, sans résultat. La semaine suivant, il renouvela l'opération, sans grande conviction. Et cette fois, miracle, Coucounet entra dans la cage durant ce qui devait être la dernière tentative ! Après plus d'un an d'essais, quelle n'était pas la joie de cet homme exceptionnel quand il appela notre bénévole pour lui annoncer la bonne nouvelle (à 6h du matin ! L'impatience...).
     
    Heureuse, Maria n'était pourtant pas tout à fait soulagée. Qu'allait-elle faire de Coucounet ? Ce chat n'était pas sociable, et donc pas adoptable... Elle proposa à Bernard de le faire stériliser et tatouer, afin de le protéger des bagarres et des maladies, mais il fallait le relâcher. Et personne ne veut d'un chat qu'il ne peut pas toucher dans son jardin, malheureusement ! Le pauvre Bernard n'a pas le droit d'avoir d'animaux dans son nouveau foyer. Domingo se proposait pour qu'on le relâche sur son futur terrain, à Bastides, mais il aurait fallu l'y laisser seul pendant un bon mois, jusqu'à l'emménagement... Le soir, notre bénévole récupéra Coucounet chez le vétérinaire. A sa grande surprise, il miaulait et se frottait à la porte de sa cage en ronronnant ! Elle approcha ses doigts, et contre toute attente, Coucounet se laissa gratter, tout content ! Une fois rentrée chez elle, elle lui ouvrit, et Coucounet monta sur ses genoux, se roulant le ventre en l'air, comme un vrai chat de compagnie, lui qu'on n'avait jamais pu toucher ! Comme s'il sentait qu'il jouait là sa dernière carte et qu'il fallait saisir sa chance ! Cela changeait tout : il fût alors décidé de garder Coucounet au sein de l'association pour le faire adopter. Mathilde, une autre de nos bénévoles, se proposa pour le prendre en accueil chez elle, et depuis Coucounet attend SA famille, à l'abri et au chaud, loin du tumulte de la circulation et des course-poursuites avec les chiens.

    D'après Mathilde, Coucounet est adorable, très propre, et ressemble à n'importe quel chat qui serait né dans une maison. C'est un amour de chat. Mais il peut être un peu craintif quand il y a trop de bruits nouveaux, ou se cacher quand il ne connait pas. Très maigre à son arrivée (3kg pour un mâle adulte), il a déjà bien grossi. Bernard et Maria lui ont rendu visite dans sa famille d'accueil, mais il semble que le pauvre chat ait été un peu stressé par ces odeurs et ces voix de son passé. Il s'est caché dans un premier temps, puis s'il a fini par accepter de se laisser caresser, il n'a pas réussi à se détendre complètement. Sans doute a-t-il eu peur qu'on vienne pour le ramener dans cet endroit où il a tant de difficiles souvenirs ?

     
    Bernard, quant à lui, est enfin rassuré et peut s'occuper de reconstruire sa vie, loin de ce pont, il sait que Coucounet est entre de bonnes mains. Sa plus grande angoisse était qu'il lui arrive quelque chose, lui qui est cardiaque, et que ce gentil chat se retrouve livré à lui-même, seul au monde, terré dans son trou sous le pont, effrayé et affamé. Grâce aux bons soins et surtout à la persistance d'un homme, Coucounet, gentil petit chat noir et blanc est sauvé. Nous remercions Bernard, lui souhaitons beaucoup de bonheur et un bon départ dans sa nouvelle vie ! »


    Photo :
    en haut à gauche : Beauty enfermée dans le transformateur
    en bas à gauche : l'un des chatons de la deuxième portée de Beauty
    à droite : Coucounet à son arrivée chez Maria

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  • Je travaille aux "Lauriers", un centre de soins et de rééducation à Lormont. Il y a deux semaines, votre bénévole Maria est venue chercher chez nous une chatte gestante adorable qui a été apparemment abandonnée. On l'a baptisée Isabelle. Elle a été stérilisée puis ramenée chez nous. Depuis, elle va très bien. Elle est entourée par l'amour et les bons soins de mes collègues qui on fait un cagnotte pour les frais de l'opération ainsi que pour la nourriture. Tous les jours, le personnel s'occupe de lui donner à boire et à manger. Elle est donc devenue la mascotte de l'établissement. 

    Un GRAND merci à vous et à tous mes collègues qui se sont montrés si humains et généreux.

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  • Au printemps dernier, nous lancions un appel à l'aide pour un groupe de chats vivant dans l'enceinte du centre pénitenciaire de Gradignan et que nous cherchions à déplacer car ils n'y étaient plus tolérés (cliquez ici pour voir notre appel). Nous étions déjà intervenus en 2009 pour les faire stériliser mais quelques chats se sont si bien cachés que les nourrisseurs habituels ignoraient leur existence. Tous les chats du site ont été capturés à nouveau et les derniers ont été stérilisés (sauf 2 mâles). 6 femelles étaient gestantes, la dernière capturée avec grande difficulté avait plus de 6 petits dans le ventre. La population totale était de 27 chats et avec toutes les naissances prévues, elle serait passée à 50 ou 55 chats à l'automne.

    Sur 27 chats, 14 ont été déplacés en campagne et 2 dans un refuge. Nous remercions sincèrement les personnes ayant répondu à notre appel et ayant accueilli 6 chats à Landiras, 1 à Pessac, 5 à Saint Loubès, 2 à Carbon Blanc. Sur les 6 chats de Landiras, 3 sont vus régulièrement et les gamelles sont mangées. Pour les autres, comme ils sont tous relativement craintifs, ils ne se montrent pas et on ne peut qu'espérer que tout va bien pour eux. Les 2 chats du refuge vont bien et ils se montrent de loin tous les jours. Trois des chats de Saint Loubès ont été accueillis par une dame qui les a d'abord enfermés dans un grand cabanon pendant un mois comme conseillé ; une chattière a ensuite été percée pour laisser les chats entrer et sortir à leur guise de leur refuge. Aujourd'hui, les 2 minettes timides restent aux abords du chalet tandis que Mistigri cohabite harmonieusement avec les chats de la dame. Les 2 chats de Carbon Blanc se sont échappés prématurément de leur pièce d'acclimatation et n'ont pas été revus depuis (
    cliquez ici
    pour accéder à l'annonce de leur disparition). Nous espérons qu'ils aient pu rejoindre un groupe de chats sur leur lieu de nourrissage. Ceci est l'une des raisons pour laquelle nous évitons à tout prix de tels transferts de chats et nous refusons quasiment systématiquement de répondre à des appels pour des chats errants que les personnes du quartier ne souhaitent pas nourrir après stérilisation ou nous demandent de retirer de leur lieu de vie.

    D'après nos calculs et nos observations, il ne reste qu'une dizaine de chats à la prison. Le Directeur du centre nous a dit avoir apprécié les efforts mis en œuvre par nos bénévoles et sympathisants pour réduire la population de chats et nous a félicité pour notre action. Ces efforts l'ont incité à se montrer conciliant et il a été convenu que le point de nourrissage des chats restants soit déplacé tout au fond du terrain et qu'un abri leur soit confectionné. C'est ce dont s'occupe la nourrisseuse du site qui déplace progressivement le point de nourrissage.

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